Une LED peut être éteinte à chaque absence, la fluocompacte non

Pour l’éclairage, le geste utile dépend de la technologie installée. Voici ce qu’il faut couper en sortant, et ce qu’on peut tolérer sans crainte.

Gaëlle Mortier Par Gaëlle Mortier
3 min de lecture
Une LED peut être éteinte à chaque absence, la fluocompacte non
Manipulation d’une ampoule sous l’abat-jour d’une lampe d’appoint, illustrant l’entretien des éclairages domestiques.

En bref

  • Une LED peut être éteinte à chaque absence, même brève.
  • Seules les fluocompactes obéissent au seuil des 15 minutes.
  • Halogènes et incandescentes sont à couper en sortant, puis à remplacer.
  • Les capteurs de présence gèrent les pièces de passage à votre place.

Oui, éteindre la lumière en quittant une pièce reste un bon réflexe, mais l’intérêt varie selon l’ampoule. Avec une LED, le geste vaut à chaque absence. Le seuil des 15 minutes, lui, ne concerne que les fluocompactes. Le sujet est détaillé par Maison & Travaux, qui reprend des chiffres attribués à EDF, à Engie et à Okdiario.

L’éclairage, un petit poste face au chauffage

Avant de s’inquiéter de chaque interrupteur, il faut regarder où part l’énergie d’un logement. Les ordres de grandeur cités sont parlants.

+ de 60 %de l’énergie consommée dans un logement part dans le chauffage, selon les guides d’EDF
10 à 15 %pour l’éclairage, selon Engie
≈ 7 %d’économie sur le chauffage avec un seul degré en moins, selon EDF

Les principaux gains se situent donc du côté du chauffage et du remplacement des vieilles ampoules. Soigner ses habitudes d’éclairage garde son utilité, mais il s’agit d’un petit poste.

Une idée reçue voudrait que rallumer coûte plus cher que laisser allumé. Elle ne tient pas : la pointe de puissance à la mise en marche est très brève. Le vrai arbitrage oppose l’énergie épargnée à l’usure précoce de l’ampoule, un point sensible surtout pour les fluocompactes.

Plusieurs modèles d’ampoules domestiques, dont des ampoules fluocompactes spiralées et tubulaires.
Différents types d’ampoules électriques, dont des modèles fluocompactes à vis et des ampoules classiques. Photo : tom analogicus / Pexels

Quatre familles d’ampoules, des réactions différentes

LED, fluocompactes, halogènes et incandescentes ne réagissent pas de la même manière aux allumages répétés. Les repères chiffrés ci-dessous proviennent surtout d’Okdiario.

Ampoule Ce qu’il faut savoir Geste conseillé
LED Jusqu’à 90 % de consommation en moins que l’incandescence, environ 25 000 heures de vie, très peu fatiguée par les allumages Couper dès que personne n’est dans la pièce, même brièvement
Fluocompacte (CFL) Efficacité d’environ 85 %, près de 8 000 heures de vie, raccourcie par les extinctions trop fréquentes Couper si l’absence dépasse 15 minutes
Halogène ou incandescente Transforme surtout l’électricité en chaleur, 750 à 2 000 heures de vie Couper en sortant et prévoir un remplacement par des LED

Remplacer les anciennes ampoules par des LED reste le levier le plus net, puisque celles-ci transforment l’essentiel de l’électricité en lumière.

La règle des 15 minutes, pour les fluocompactes

Les fluocompactes supportent mal les cycles marche-arrêt : multiplier les extinctions réduit leur durée de vie. Les spécialistes recommandent de couper la lampe lorsque personne ne revient dans la pièce avant un quart d’heure. Pour une absence plus courte, l’énergie gagnée pèse peu à côté de l’usure provoquée, et l’appel de courant à l’allumage ne se voit presque pas sur la facture.

Laisser un capteur y penser à votre place

Pour ne pas trancher à chaque aller-retour, on peut installer des détecteurs de mouvement, des minuteries ou des capteurs de présence. Ces dispositifs coupent le courant de l’éclairage dès que plus personne n’occupe la pièce. Ils conviennent aux couloirs, aux toilettes, aux buanderies et aux caves, où l’on oublie souvent d’éteindre. Associés à des LED, ils limitent le gaspillage sans exiger de changer ses habitudes.

Photo : cottonbro studio / Pexels